La future station d’épuration

Notice explicative du projet de la station d’épuration
intercommunale de PONT-A-MARCQ

 1 - SITUATION CADASTRALE
La superficie totale est de 34 600 m².

2 - NATURE DU PROJET
Un appel d'offres ouvert a été lancé par le bureau d'étude de Noréade. Le groupement d'entreprises SOGEA - BALESTRA SA et  ACTENIUM s'est vu attribuer en janvier 2017 le marché pour un montant d'environ 3.150.000 €HT.

Concernant la filière de traitement  il s'agit d'une station boues activées à faible charge en aération prolongée. Sa capacité est de 2831 m3/jour en temps de pluie.

Tout d'abord, les eaux usées collectés sont envoyées vers les prétraitements. Ils sont constitués d'un dégrillage automatique et d'un ouvrage de dessablage et dégraissage combiné.

Dans un premier temps, les éléments les + grossiers (débris, lingettes etc.) sont retenus sur une grille puis sont stockés dans un container avant évacuation. Puis les sables décantent dans le fond conique de l'ouvrage et sont récupérés stockés dans fosse dédiée. Quant aux graisses, elles sont séparées par flottation et un raclage de surface permet de les évacuer vers une autre fosse de stockage.

Lors d’évènements pluvieux, le bassin d’orage (900 m3) permettra de stocker le volume de pluie supplémentaire et le poste de relevage accolé restituera ce surplus dans les 24h suivant la pluie.

Les eaux transitent ensuite dans le bassin d’aération (2050 m3) : c'est le cœur de la station d'épuration. Il est le lieu de l'élimination de la pollution. Il fonctionne par alternance de phase d'aération et de non-aération.

La phase d'aération est réalisée par un équipement de surface qui par sa rotation entraîne dans le bassin l'oxygène nécessaire à la vie des bactéries épuratrices : c'est la turbine. Ici au nombre de 3.

Pendant la phase de non aération, les turbines s'arrêtent et 3 agitateurs permettent le maintien en suspension et l'homogénéisation de l'effluent. Ce sont les bactéries qui se chargent d'éliminer la pollution carbonée et azotée en se nourrissant de celle-ci, le phosphore lui est dégradé par réaction chimique en ajoutant un réactif dans l'eau. Ce réactif, le chlorure ferrique, est stocké dans une cuve spécifique de 20m3.

L'effluent est ainsi épuré. Il faut à présent séparer la phase liquide de la phase solide : c'est le rôle du clarificateur (S=367m²). La phase solide décante dans le fond de l'ouvrage, l'eau purifiée est reprise par surverse dans une goulotte périphérique avant d'être comptabilisé et rejetée dans la Marque longeant les parcelles.

La phase solide elle, est centralisée dans le puits à boues. Ces boues sont soit réinjectées dans le Bassin d’aération pour permettre une concentration constante en biomasse épuratrice soit extraites et stockées dans deux silos à boues de 1000 m3, correspondant à 3 mois de stockage. Enfin elles seront déshydratées sur le site d’Orchies puis Thumeries avant d'être valorisées en agriculture par épandage.

3 - VOLUMÉTRIE ET MATÉRIAUX
La station sera composée d'un bâtiment d'exploitation et de divers ouvrages techniques.

Le bâtiment d'exploitation sera en maçonnerie de parpaings, ton pierre. La toiture à deux pans à 45°, sera faîte de panneaux sandwichs isolés avec tôle d'acier extérieure imitation tuiles ton rouge.

Les menuiseries seront en aluminium de teinte gris anthracite.

Les autres ouvrages techniques seront en béton banché.

4 - VOLET PAYSAGER et clôtures
Différentes zones de compensations sont à réaliser, afin d’augmenter la valeur écologique de la zone d’étude à l’issue des aménagements prévus dans le cadre du présent projet, et d’améliorer la fonctionnalité du corridor écologique que constitue la Marque :

  • Conversion des cultures restantes en prairie de fauche.
  • Plantation d’une haie multistrate avec arbres têtards.
  • Création d’une mare prairiale de dimensions 50m² et de 2 mètres de profondeur mais de forme libre.
  • Renforcement de la ripisylve le long de la Marque.
  • Conversion de la STEP actuelle en boisement.
  • Aménagement écologique du fossé.

Les talus doivent de préférence présenter des pentes suffisamment faibles pour permettre une tonte aisée. Les aménagements et plantations comprennent un maximum d'arbres à feuilles persistantes susceptibles de prendre un grand développement, notamment :

  • la plantation d'une haie vive, à raison de 3 plants de charmille (carpinus bétulus) par mètre, le long de la clôture
  • la plantation de couvre-sols (hypericum) ou de buissons sur les talus présentant une pente trop forte pour permettre une tonte aisée
  • la plantation de buissons décoratifs
  • les plantations d'arbres dont les plants ont une hauteur comprise entre 1,5 et 2 m.

Il sera particulièrement veillé à protéger les habitations riveraines.

Concernant l’aménagement paysager du site, une première clôture immédiate entourant la totalité de la zone réservée à la construction de la nouvelle station sera réalisée en panneaux rigides verrouillés. Les autres espaces seront clôturés en périphérie par un grillage ursus noué avec poteaux bois.

5 - PRÉVENTION DES RISQUES
Le terrain de la station se situe en zone inondable d’aléa faible à moyen pour une crue centennale (PPRI de la Marque). Tous les ouvrages seront conçus de façon à être maintenus hors d’eau pour ce type de crue. Ainsi les arases de tous les ouvrages principaux et bâtiments respectent au minimum la cote de référence à l’altitude IGN de 32m.

Tous les ouvrages de rejet de réseau seront quant à eux équipés de clapets anti-retour.

Par ailleurs, la perte en volume de crue (différence entre nouveaux ouvrages et ceux existants) devra être compensée. Pour cela, le site d’accueil de la mesure compensatoire sera en partie profilé.

6 - Planning
Le permis de construire a été accordé. Les travaux débutent en décembre 2017. Le délai prévisionnel des travaux est de 15 mois.

La future station

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